Partir étudier à l’étranger à titre individuel

« Difficile, mais possible… »
Partier étudier à l'étranger à titre individuel

Rédacteur : CRIJ/CIED - Raphaël P.
Date de mise à jour : 29/12/2016
Mots clés : en dehors de programme d'échange, étudier à l'étranger

Partir étudier seul, sans établissement français de rattachement, c’est possible. Mais alors, vous devrez effectuer vous-même toutes les démarches : trouver un établissement, vous y inscrire, vous financer…

Comment trouver les adresses d’établissements ?

Pour connaître l’organisation des études et pouvoir localiser les établissements d’enseignement supérieur dans toute l’Europe, le portail de l’Union européenne Ploteus et le réseau Euroguidance sont des sources d’information incontournables. Des portails tels que Masterportal, l’Association internationale des Universités voire le portail du classement de Shanghai (500 premières universités)… recensent de nombreuses Universités, écoles et cursus dans le monde entier et en Europe. Certains pays disposent de services d’information spécialisés : le DAAD pour l’Allemagne, le British Council pour la Grande-Bretagne, Fulbright pour les Etats-Unis, la Fédération Wallonie-Bruxelles pour la Belgique…

Quelles démarches faire ?

Il est indispensable de posséder une bonne maîtrise de la langue du pays (ou tout au moins de l’anglais) pour pouvoir effectuer ces démarches. En général, pour s’inscrire, il faut s’adresser directement au service Relations Internationales de l’établissement où vous souhaitez aller. Parfois, il existe un organisme centralisateur comme au Royaume-Uni (UCAS) ou en Irlande (CAO). A vous de rassembler lettre de motivation, demandes de dispenses, diplômes traduits, justificatifs de ressources, lettres de recommandation, attestation de couverture sociale… et de réussir les tests d’entrée (linguistiques ou spécifiques) proposés par certains établissements. Ici, les aides financières sont très rares (souvent à partir du 2ème cycle). Une règle d’or : s’y prendre un an à l’avance !

La reconnaissance des diplômes

Vous pourrez rencontrer, au départ ou au retour, des difficultés d’homologation. Un système général de reconnaissance des diplômes se met en place en Europe grâce à la réforme LMD et aux ECTS (un semestre = 60 crédits), mais il n’existe pas d’équivalence automatique. Au final, seul l’établissement décidera de la valeur à accorder à votre diplôme et vous devrez présenter une demande de « dispense d’études » ou « d’équivalence ». On peut s’adresser au centre ENIC-NARIC du pays dans lequel on souhaite se rendre, pour avoir des conseils facilitant cette équivalence de diplôme ou à l’ambassade de ce pays, s’il n’en dispose pas.

Pour les plus jeunes, « Une année scolaire à l’étranger »

Ce séjour qui concerne les 15-18 ans, permet à un jeune de vivre dans une famille bénévole pendant une année scolaire ou un semestre et de suivre la scolarité « normale » du pays dans un établissement public secondaire. Cette formule est possible dans la plupart des pays cependant la destination la plus répandue reste les États-Unis. Plusieurs organismes rassemblés au sein de l’UNSE proposent ce type de séjour, qui a souvent un coût élevé (6 000 à 12 000 € l’année). N’hésitez pas à vous informer dans le Réseau Information Jeunesse.

Conseils du pro

Il ne faut pas confondre « étudier à l’étranger » et « suivre un cours de langue ». De ce cas de figure, une simple inscription en école de langue ou en institut dépendant d’une université suffit et reste une démarche assez facile à réaliser.

 

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